Bonjour mon Bébé,
mon Bébé... d'ici près de 48 heures, ces mots prendront tout leur sens, tout prendra peut être un sens, parce que tu seras là, sortie de ta cachette secrète dans laquelle tu baignes encore à l'heure où je t'écris.
D'ici 48 heures, nous seront à quelques minutes de ton arrivée, j'aurai sans aucun doute la gorge serrée, peut être que toutes mes émotions vont se bousculer, de mes espoirs, ces années d'attente, ces mois de bonheur avec toi, le regret que papa ne tienne pas ma main, la peur d'être une mauvaise mère, la certitude de t'aimer démesurément, la peur pour ta santé, la peur de cette intervention, la peur de ne pas arriver à te donner mon lait, les questions sur la couleur de tes yeux et de tes cheveux, ces questions sur le parfum de ta peau, imaginer ta petite silhouette, une fois encore... tout risque de se mélanger, et former de grosses larmes de crocodile.
Finalement, il n'y aura que Papa et moi aux première lueurs du jour, mamie a dit qu'elle arrivera dans la matinée.
Je quitterai la veille ce bracelet que Papa nous a offert, ces deux cœurs entre-mellés, et si tu le souhaites, c'est toi qui les portera ensuite.
Finalement, Papa travaille aujourd'hui (son chef lui a refusé son jour au dernier moment), c'est son dernier jour de travail avant ton arrivée, Mamie va passer dans la matinée pour planter quelques fleurs sur le balcon, je pourrai peut être en profiter pour lui demander de me mettre un peu de crème sur mes pieds (que je n'arrive plus à atteindre) et sur mon ventre qui a pris cher et qui a la texture de bottes en croco!
On profitera de cet après-midi pour essayer de faire une petite sieste, je crois qu'on en a bien besoin toi et moi, les nuits sont très courtes, très chaotiques...
A propos de crocodile, je n'aime pas montrer mon ventre... mais il est question d'illustrer un peu ce billet, alors exceptionnellement, te voilà dans ta cachette de ces derniers mois, bien gardée par un féroce crocodile :
Je repasse t'écrire tout à l'heure... je t'aime mon Bébé.
Maman
lundi 11 juin 2012
mardi 5 juin 2012
Epis d'Or
Ma Poupée d'Amour,
en nous réveillant de la sieste cet après-midi avec Papa, on s'est trainés jusqu'au salon, encore à moiti endormis... Papa a succombé à l'appel d'un magnum, quant à moi, j'ai mis quelques minutes de plus à me lever, le temps de me mettre sur le dos, puis sur le côté pour me lever (oui, c'est tout un poème de me lever entre mes douleurs ligamentaires et mon bidon).
Je me suis installée sur le canapé, le temps de me remettre des cinq mètres parcourus entre la chambre et le salon... (on en se moque pas!) et là, mes yeux tombent sur la boîte de biscottes qu'on avait pas rangé avant d'aller à la sieste.
Ces biscottes, c'est des "épis d'or", en y pensant deux secondes, m'est venu la chanson en tête, la chanson de la publicité qu'on entendait quand j'étais encore enfant.
"De mon temps", Epis d'Or c'était une marque d'huile, mais peut être qu'ils se sont diversifiés, après tout, de nos jours il n'est pas surprenant de voir qu'une marque fournisse du lait, des oeufs, des cigarettes et de l'essence... alors passer de l'huile à la biscotte, pourquoi pas.
S'en est suivi une réflexion intense... voilà que cette fabrique tient debout depuis plus de trente ans, sera t-elle encore en activité quand ma poupée aura mon âge?
Alors oui, c'est un billet totalement useless et sans intérêt... mais voilà à quoi peut cogiter une femme enceinte, quand elle ne pleure pas à l'idée de laisser son petit bébé chez la nourrice ou de devoir la laisser dormir dans sa chambre trop tôt à son goût.
J'ai mieux dormi cette nuit, en deux morceaux, une fois 3 heures et une fois 2h1/2, un petit 5h1/2 qui m'a quand même fait du bien, puisque ce sommeil n'a pas été trop entre-coupé... je n'ai pu fermer l'oeil que lorsque Papa est rentré à la maison, si j'avais eu la force, on lui aurait fait un guet-apens pour le faire tomber dans le lit pour le manger de bisous, mais j'étais naze, je me suis contente d'ouvrir grand les bras pour l'enlacer lorsqu'il est entré dans la chambre.
C'est sa dernière semaine de nuit avant ta naissance, quelques jours encore, une poignée, et tu seras là...
Et dans le monde, quoi de neuf? l'Italie a été très touchée par un séïsme, de nombreux actes antisémites sont recensés depuis l'affaire "Merah", le SAV d'Omar et Fred va s'arrêter, Venus va venir saluer le Soleil demain matin et cela ne se reproduira que dans 117 ans, ce dimanche on va voter pour les législatives.
Aujourd'hui il a fait beau et doux, pas trop chaud, pas trop froid.
Papa et moi on est passés à mon boulot ce matin, ça m'a fait plaisir de voir les collègues, et puis mon chef nous a offert une bouteille de champagne :) je pense qu'on aura quelques visites la semaine prochaine... d'ailleurs Mamie B. a pris un coup de stress parce que sur les documents que l’hôpital m'a remis, c'est écrit que les visites sont autorisées l'après midi, et elle travaille d'après-midi/nuit tout le temps, alors elle va essayer de demander au moins un jour à son chef pour ta naissance, et on va tenter de négocier pour qu'elle puisse venir nous voir le matin, mais j'ai bien senti tout à l'heure au téléphone que ça la stressait l'idée de ne pas pouvoir te voir...
Voilà tout mon p'tit chou... Papa est au boulot et il me manque beaucoup, si je m'écoutais j'irais le voir en screud au boulot... encore quelques jours et il sera juste pour toi et moi, il aura quelques congés avant ta naissance et après ta naissance aussi...
Moi de ce temps, je vais profiter de ces derniers instants à te sentir gigoter dans mon ventre, à me chatouiller avec tes doigts de pieds miniatures :)
Je t'aime ma chérie.
Maman
en nous réveillant de la sieste cet après-midi avec Papa, on s'est trainés jusqu'au salon, encore à moiti endormis... Papa a succombé à l'appel d'un magnum, quant à moi, j'ai mis quelques minutes de plus à me lever, le temps de me mettre sur le dos, puis sur le côté pour me lever (oui, c'est tout un poème de me lever entre mes douleurs ligamentaires et mon bidon).
Je me suis installée sur le canapé, le temps de me remettre des cinq mètres parcourus entre la chambre et le salon... (on en se moque pas!) et là, mes yeux tombent sur la boîte de biscottes qu'on avait pas rangé avant d'aller à la sieste.
Ces biscottes, c'est des "épis d'or", en y pensant deux secondes, m'est venu la chanson en tête, la chanson de la publicité qu'on entendait quand j'étais encore enfant.
"De mon temps", Epis d'Or c'était une marque d'huile, mais peut être qu'ils se sont diversifiés, après tout, de nos jours il n'est pas surprenant de voir qu'une marque fournisse du lait, des oeufs, des cigarettes et de l'essence... alors passer de l'huile à la biscotte, pourquoi pas.
S'en est suivi une réflexion intense... voilà que cette fabrique tient debout depuis plus de trente ans, sera t-elle encore en activité quand ma poupée aura mon âge?
Alors oui, c'est un billet totalement useless et sans intérêt... mais voilà à quoi peut cogiter une femme enceinte, quand elle ne pleure pas à l'idée de laisser son petit bébé chez la nourrice ou de devoir la laisser dormir dans sa chambre trop tôt à son goût.
J'ai mieux dormi cette nuit, en deux morceaux, une fois 3 heures et une fois 2h1/2, un petit 5h1/2 qui m'a quand même fait du bien, puisque ce sommeil n'a pas été trop entre-coupé... je n'ai pu fermer l'oeil que lorsque Papa est rentré à la maison, si j'avais eu la force, on lui aurait fait un guet-apens pour le faire tomber dans le lit pour le manger de bisous, mais j'étais naze, je me suis contente d'ouvrir grand les bras pour l'enlacer lorsqu'il est entré dans la chambre.
C'est sa dernière semaine de nuit avant ta naissance, quelques jours encore, une poignée, et tu seras là...
Et dans le monde, quoi de neuf? l'Italie a été très touchée par un séïsme, de nombreux actes antisémites sont recensés depuis l'affaire "Merah", le SAV d'Omar et Fred va s'arrêter, Venus va venir saluer le Soleil demain matin et cela ne se reproduira que dans 117 ans, ce dimanche on va voter pour les législatives.
Aujourd'hui il a fait beau et doux, pas trop chaud, pas trop froid.
Papa et moi on est passés à mon boulot ce matin, ça m'a fait plaisir de voir les collègues, et puis mon chef nous a offert une bouteille de champagne :) je pense qu'on aura quelques visites la semaine prochaine... d'ailleurs Mamie B. a pris un coup de stress parce que sur les documents que l’hôpital m'a remis, c'est écrit que les visites sont autorisées l'après midi, et elle travaille d'après-midi/nuit tout le temps, alors elle va essayer de demander au moins un jour à son chef pour ta naissance, et on va tenter de négocier pour qu'elle puisse venir nous voir le matin, mais j'ai bien senti tout à l'heure au téléphone que ça la stressait l'idée de ne pas pouvoir te voir...
Voilà tout mon p'tit chou... Papa est au boulot et il me manque beaucoup, si je m'écoutais j'irais le voir en screud au boulot... encore quelques jours et il sera juste pour toi et moi, il aura quelques congés avant ta naissance et après ta naissance aussi...
Moi de ce temps, je vais profiter de ces derniers instants à te sentir gigoter dans mon ventre, à me chatouiller avec tes doigts de pieds miniatures :)
Je t'aime ma chérie.
Maman
lundi 4 juin 2012
Coup d'fatigue
Bonsoir mon Bébé,
comme le titre de ce billet l'indique, j'ai un gros gros coup de fatigue, voilà deux nuits que j'enchaine à très peu et mal dormir... beaucoup de douleurs ligamentaires, beaucoup de réveils intempestifs... je commence à souffrir de plus en plus de cette fatigue, je pleure un peu pour un oui ou pour un non. Dans quelques minutes j'irai me glisser dans notre lit, en attendant que Papa rentre du travail puis j’essaierai de trouver un peu de repos.
Aujourd'hui nous sommes allés passer le dernier monito avec la sage femme libérale qui nous a suivi depuis plusieurs semaines (mais nous auront encore un ou deux monito d'ici ton arrivée), tu étais très agitée, mais tout va bien :) et en prime ma tension n'a jamais été aussi bonne.
Voilà j'aurais pas mal de choses à te raconter sur le monde, mais vraiment j'ai peine à aligner mes mots sans les mélanger, j'ai juste envie de te sentir bouger là dans moi, juste envie que Papa rentre, et qu'on passe une douce nuit, une nuit reposante et paisible... bon je me fais pas trop d'illusions, c'est une pleine lune blanche qui s'annonce ce soir...
Je t'aime ma toupinette.
Maman
comme le titre de ce billet l'indique, j'ai un gros gros coup de fatigue, voilà deux nuits que j'enchaine à très peu et mal dormir... beaucoup de douleurs ligamentaires, beaucoup de réveils intempestifs... je commence à souffrir de plus en plus de cette fatigue, je pleure un peu pour un oui ou pour un non. Dans quelques minutes j'irai me glisser dans notre lit, en attendant que Papa rentre du travail puis j’essaierai de trouver un peu de repos.
Aujourd'hui nous sommes allés passer le dernier monito avec la sage femme libérale qui nous a suivi depuis plusieurs semaines (mais nous auront encore un ou deux monito d'ici ton arrivée), tu étais très agitée, mais tout va bien :) et en prime ma tension n'a jamais été aussi bonne.
Voilà j'aurais pas mal de choses à te raconter sur le monde, mais vraiment j'ai peine à aligner mes mots sans les mélanger, j'ai juste envie de te sentir bouger là dans moi, juste envie que Papa rentre, et qu'on passe une douce nuit, une nuit reposante et paisible... bon je me fais pas trop d'illusions, c'est une pleine lune blanche qui s'annonce ce soir...
Je t'aime ma toupinette.
Maman
samedi 2 juin 2012
Ta main contre la mienne
Mon Bébé,
Les jours passent, et cette peur qui m'animait commence à s'estomper un peu... a présent, et bien que j'ai passé des mois à songer à toi, tu habite presque chacune de mes pensées... et voilà que je me languis de plus en plus de te découvrir, j'ai hâte de savoir qui tu es, et j'ai hâte que Papa et moi puissions commencer cette nouvelle vie avec toi.
La semaine a été chargée, j'étais épuisée hier encore, j'ai pu trouver un moment pour dormir avec toi, et en me réveillant tu étais toute agitée, alors j'ai caressé mon ventre, tu as réagi, je crois que tu glissait ta main à l'intérieur de la paroi qui nous sépare, ça a duré peut être dix minutes comme ça, un coup ta caresse, un coup la mienne... et depuis ces semaines où tu t'abrite dans mon ventre, je crois n'avoir jamais ressenti de plus grand bonheur, tu communiquais avec moi, c'était presque un câlin, un câlin in utero.
Je suis un peu étrange ma poupée, je me sent étrange, j'ai le sentiment d'être dans une bulle, d'être à moitié consciente du monde qui m'entoure, ces jours qui me séparent de toi se raccourcissent, et me plongent de plus en plus profondément dans un état de transe...
Je t'aime ma petite étoile de mer.
Maman.
Les jours passent, et cette peur qui m'animait commence à s'estomper un peu... a présent, et bien que j'ai passé des mois à songer à toi, tu habite presque chacune de mes pensées... et voilà que je me languis de plus en plus de te découvrir, j'ai hâte de savoir qui tu es, et j'ai hâte que Papa et moi puissions commencer cette nouvelle vie avec toi.
La semaine a été chargée, j'étais épuisée hier encore, j'ai pu trouver un moment pour dormir avec toi, et en me réveillant tu étais toute agitée, alors j'ai caressé mon ventre, tu as réagi, je crois que tu glissait ta main à l'intérieur de la paroi qui nous sépare, ça a duré peut être dix minutes comme ça, un coup ta caresse, un coup la mienne... et depuis ces semaines où tu t'abrite dans mon ventre, je crois n'avoir jamais ressenti de plus grand bonheur, tu communiquais avec moi, c'était presque un câlin, un câlin in utero.
Je suis un peu étrange ma poupée, je me sent étrange, j'ai le sentiment d'être dans une bulle, d'être à moitié consciente du monde qui m'entoure, ces jours qui me séparent de toi se raccourcissent, et me plongent de plus en plus profondément dans un état de transe...
Je t'aime ma petite étoile de mer.
Maman.
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