Ma Chérie,
Papa est au boulot, il est minuit passé, impossible de dormir, je n'arrivait pas à joindre ta mamie (qui avait oublié son téléphone à l'autre bout de son appartement, et qui finalement vient de m'appeler), et puis nos fauves sont en ébullition ce soir, tous s'agitent, s'affairent à gratter, ronger... ce qui n'aidait pas...
A présent que les choses rentrent dans l'ordre, j'écoute innocence of sleep de placebo, je pense à ton père qui va bientôt terminer le taff et qui rentrera se lover contre nous, je pense que ce matin j'ai collé mon bidon tout galbé dans son dos, pour que tu sois entre nous deux... et puis surtout, je pense à toi, j'ai envie d'être avec toi, de te parler, de te regarder... alors j'allume mon téléphone toute les minutes, et je regarde ce dernier cliché, tes traits si doux, ce que tu as l'air belle ma chérie... ce que tu as l'air douce.
Et puis je pense à nos secrets, au secret de ton prénom que je ne dévoilerai pas encore, a ton baptême et aux personnes à qui ton père et moi nous souhaitons demander de nous faire cet honneur... je pense à tes journées avec la nourrice, je me demande si celle que nous allons voir demain sera a la hauteur de ce qu'elle a été au téléphone aujourd'hui quand papa l'a appelée.. elle a l'air très dynamique, c'est précisément ce qui m'attire pour toi, j'aime l'idée que les gens se pencheront vers toi pour participer à ton éveil.
Je t'imagine dans tes petits vêtements, j'imagine ton sourire, je me demande quand est-ce que tu arrivera, s'il fera beau, je me dit que j'aimerais avoir dormi avant, avoir pris le temps de me laver, de commencer une nouvelle journée face à l'éclat du soleil.
Tu es là, au fond de moi, et même si j'ai hâte de te voir, de te sentir contre moi, j'aime cette sensation que tu es encore en train de murir, comme un tout petit fruit... j'aime me dire que tu es à l'abri des tempêtes, que tu baigne paisiblement, que là où tu es, rien ne peut te toucher, à part papa, qui vient t'embrasser chaque jour...
Je pense à toi mon amour... à tout de suite.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire